
Ce communiqué de chirurgiens du NYU Langone Health (New York) annonce une première mondiale, la première greffe de poumon au monde d’un donneur VIH-positif vers un receveur VIH-positif. Cette « transplantation », réalisée le 21 mars 2026 au NYU Langone Transplant Institute dans le cadre d’un protocole de recherche sanctionné par la FDA sous l’HIV Organ Policy Equity Act de 2013, combinée à une transplantation hépatique le même jour chez un patient de 56 ans, élargit le pool de donneurs potentiels pour les personnes vivant avec le VIH en attente de greffe pulmonaire.
Plus de 40 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, c’est le cas d’environ 1,2 million de personnes aux États-Unis, lieu de cette première mondiale. Si grâce aux thérapies antirétrovirales (TARV) modernes, la plupart de ces personnes ne peuvent pas transmettre le virus et ont une espérance de vie quasi normale, si des greffes d’organes abdominaux et cardiaques VIH vers VIH avaient déjà été réalisées sous le cadre du HOPE Act, la transplantation pulmonaire dans cette configuration n’avait jamais été tentée. Les auteurs soulignent ici la complexité de la greffe pulmonaire et les risques infectieux particuliers à ce type d’organe.
L’un des auteurs principaux, le Dr Sapna Mehta, directeur médical du NYU Langone Transplant Institute, précise :
« C’est un moment charnière pour la communauté VIH-positive.
Cette performance représente un vrai progrès dans la création d’équité en greffe d’organes. Bien que ces greffes ne soient encore autorisées que sous certains protocoles de recherche, cela marque un élargissement des options pour les personnes ayant besoin d’un organe vital ».
Une première en transplantation pulmonaire
Cette première mondiale a été réalisée le 21 mars 2026 sur un patient âgé de 56 ans, vivant avec le VIH depuis près de 26 ans et dont la sarcoidose pulmonaire réactivée après une légionellose sévère en 2021 avait progressivement nécessité un apport croissant en oxygène depuis 2024. Le patient a bénéficié le même jour d’une greffe de poumon et d’une greffe de foie. La procédure a été réalisée dans le cadre d’un protocole de recherche approuvé par la FDA sous le HOPE Act, NYU Langone Transplant Institute étant l’un des très rares centres américains approuvés pour réaliser des greffes pulmonaires HOPE. Les données cliniques montrent que :
- le patient est désormais sevré de l’oxygène pour la première fois en 4 ans ;
- sa mobilité, limitée depuis des années, est en cours de récupération.
Quelles implications ? Cette première ouvre la voie à l’élargissement du pool de donneurs potentiels pour les patients VIH-positifs en attente de greffe de poumon, ce qui renforce l’égalité d’accès aux organes pour les personnes vivant avec le VIH.
Si ces premiers résultats sont porteurs d’espoir, les données de sécurité, d’efficacité à long terme et de rejet immunologique dans cette configuration VIH vers VIH en transplantation pulmonaire restent à établir dans des groupes plus larges de patients, avant toute généralisation clinique.
Source: Communiqué NYU Langone Health, New York, June 2026 via AAAS 20 June, 2026 World’s 1st HIV-to-HIV lung transplant performed at NYU Langone Health
- Plus sur : La greffe d’organes
- Lire aussi : GREFFE de POUMON : La perfusion qui conserve l’organe jusqu’à 20 heures

Commentaires récents