PRÉÉCLAMPSIE, insuffisance du placenta et risque de TSA – JAMA Pediatrics

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La prééclampsie est associée à un risque plus élevé d’autisme pour l’enfant à naître, conclut cette étude de l’University of California-Davis Health System menée sur plus de 1.000 enfants. Les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) s’avèrent ainsi deux fois plus susceptibles d’avoir été exposés in utero à la pré-éclampsie. Un risqe encore accru en cas d’insuffisance placentaire, selon ces conclusions présentées dans la revue JAMA Pediatrics.

 

La prééclampsie, qui touche environ 5 à 7% des grossesses, est l’apparition d’une hypertension artérielle et de protéines dans l’urine après la 20e semaine de grossesse. Cette maladie de la grossesse a ses origines dans le développement insuffisant du placenta pendant le premier trimestre, mais se révèle en général à un stade proche du terme, entraînant alors cette pression artérielle élevée et cette protéinurie. Le syndrome peut être dangereux pour la mère et l’enfant à naître dont un faible poids de naissance et un risque de retard de croissance et de mort fœtales. Ici, les chercheurs de l’UC Davis MIND Institute constatent une corrélation entre la pré-éclampsie et le retard de développement, en particulier dans les cas d’insuffisance placentaire.

 

Pré-éclampsie et le risque de TSA : L’étude menée sur plus de 1.000 enfants âgés de 2 à 3 ans participant à la cohorte CHARGE (Childhood Risks of Autism from Genetics and the Environment),

·         dont 517 enfants atteints de TSA et 194 de retards de développement,

·         dont 500 de mères ayant présenté durant leur grossesse une prééclampsie,

révèle une association significative dose-dépendante entre la pré-éclampsie et le risque de TSA. Ainsi, cette association avec la prééclampsie plus forte avec la sévérité du TSA, suggère bien une corrélation entre ces 2 conditions.

Cette association vaut également pour le risque de troubles du développement, hors TSA, souligne le Dr Cheryl Walker, co-auteur de l’étude et professeur au Département d’obstétrique et de gynécologie à l’UC Davis MIND.

L’analyse montre que,

·         l’incidence de la prééclampsie est double chez les mères d’enfants autistes, après ajustement pour le niveau d’éducation maternelle, la parité et l’obésité avant la grossesse (OR : 2,36),

·         Les enfants atteints d’autisme de mères ayant présenté une prééclampsie souffrent également de déficiences cognitives plus importantes.

 

L’insuffisance placentaire renforce ces associations : Ici, elle apparaît responsable d’une forte augmentation du risque de retard de développement associé à la pré-éclampsie (Soit OR : 5,49).

Des résultats nouveaux et importants, qui appellent à des interventions permettant de réduire la pré-éclampsie et d’en diminuer la gravité.

 

Source: JAMA Pediatrics December 08, 2014 doi:10.1001/jamapediatrics.2014.2645 Preeclampsia, Placental Insufficiency, and Autism Spectrum Disorder or Developmental Delay

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