HÔPITAL: 17% d'IAS en moins sur 3 ans aux US – AHRQ

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Cette analyse fédérale, américaine, des registres des hôpitaux américains révèle un déclin de 17% sur ces 3 dernières années des infections nosocomiales, des erreurs de prescription, des escarres en long séjour et autres infections liées aux soins (IAS) évitables. Selon ces experts en qualité des soins de santé de l’US Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ), ces progrès auraient permis d’éviter 50.000 décès à l’hôpital et d’économiser environ 12 milliards de dollars en dépenses de santé. Quelques pistes se dessinent, même si toutes les causes de ces améliorations ne sont pas entièrement comprises.

 

Les estimations préliminaires pour 2013 indiquent un nouveau recul de 9% du taux d’infections nosocomiales, de 2012 à 2013, et donc, sur ces 3 années une baisse de 17% de 14,5% à 12,1%. Cela représente environ 1.300.000 infections nosocomiales en moins sur ces 3 années vs une stabilité sur la base de 2010.

 

Le rapport a analysé les différents événements indésirables ou IAS pouvant toucher les patients à l’hôpital. Il s’agit principalement,

·         d’erreurs de prescription médicamenteuses,

·         d’infections urinaires associées aux cathéters,

·         d’infections du sang,

·         d’ulcères de pression ou escarres,

·         et d’infections du site opératoire (Voir schéma ci-contre)

La plupart de ces infections nosocomiales pouvant être prévenues, sont considérées comme évitables.

L’amélioration des résultats globaux provient principalement de la réduction des erreurs de prescription, d’une meilleure prévention des ulcères et des infections du site opératoire.

 

Quelques explications sont avancées,

·         les incitations financières accordées par Medicare, le système d’assurance-santé fédéral au bénéfice des plus âgés et des plus vulnérables, dans le cadre d’un programme développé par les Services de Santé, le Partnership for Patients initiative,

·         les supports techniques mis en œuvre pour les hôpitaux américains dans le cadre de différents programmes (programme QIO aux hôpitaux, Initiative HHS).

Les pistes d’amélioration résident, selon les auteurs, dans un meilleur suivi du patient, d’un service à l’autre et tout au long de son parcours de soin, avec, en particulier la mise en œuvre d’une liste de contrôle standard (check list).

 

Un taux qui reste élevé aux Etats-Unis : Si ces nouvelles données sont de bonnes nouvelles pour les usagers de santé, car elles suggèrent des progrès significatifs dans la qualité des soins et des économies dans les dépenses de santé, elles tombent aussi à pic pour soutenir la Réforme de santé Obama en difficulté. Des progrès restent néanmoins à accomplir : Aux Etats-Unis, 10% des patients hospitalisés sont encore victimes de tels événements ou erreurs médicales évitables. Un taux qui reste selon les Associations de médecins américaines encore bien trop élevé.

NB : En France les infections nosocomiales (IN) touchent environ 800.000 patients hospitalisés chaque année. L’incidence s’élève à 5,1% (une ou plusieurs IN actives). 20 à 30% de ces IN seraient évitables. La dernière enquête épidémiologique de l’Institut de veille sanitaire fait état, pour la période 2006 à 2012, d’une prévalence stable des patients infectés en court séjour et en diminution de 21 % dans les autres types de séjour.

 

Sources: US Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ) Interim Update on 2013 Hospital-Acquired Condition Rate

Lire aussi: INFECTIONS NOSOCOMIALES et ANTIBIOTIQUES: La réflexion avant la prescription

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