DISTILBÈNE: Double risque de cancer du sein pour les filles exposées in utero – D.E.S France

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Les conséquences sur 3 générations de l’exposition des mères au Distilbène® viennent d’atteindre un nouveau degré de gravité avec cette étude française d’évaluation, menée par le Réseau D.E.S France : Double risque de cancer du sein chez les filles exposées in utero et, pour leurs enfants, risque accru de malformation et d’anomalie motrice cérébrale.

 

Le D.E.S. ou diéthylstilbestrol commercialisé en France, de 1950 à 197, sous les noms de Distilbène® et Stilboestrol Borne® était prescrit (dans le monde entier) dans l’objectif de prévenir les fausses couches. 3 générations sont donc aujourd’hui concernées par l’exposition à ce médicament, les mères ayant accouché durant la période de disponibilité du produit, leurs enfants, filles et fils exposés in utero, et les enfants de ces enfants.

Les conséquences pour les hommes et femmes exposés in utero, peuvent être :

·         Pour les filles,

         un cancer du col de l’utérus ou du vagin

         des malformations génitales, de l’infertilité, des complications de grossesses

·         pour les fils,

         des anomalies génitales comme la cryptorchidie

 

Cette nouvelle étude, menée depuis avril 2013 par questionnaires anonymes proposés aux 3 générations exposées et à un  » groupe témoin « , repose sur l’analyse de plus de 10.000 questionnaires utilisables, soit plus de 500.000 réponses à analyser.

1.     Pour les mères directement exposées, l’analyse confirme une légère augmentation de fréquence du cancer du sein,

2.     pour les filles exposées in utero,

         l’analyse révèle, quelle que soit la tranche d’âge, un risque de cancer du sein environ doublé pour les filles mais rassure avec l’absence d’aggravation de ce risque avec l’avancée en âge. Globalement le niveau de risque de ces filles exposées in utero est similaire à un risque  » familial  » de cancer du sein.

         Elle interroge également pour les filles exposées in utero, sur une augmentation possible du risque de pathologie psychologique / psychiatrique.

3.     Enfin, pour la 3ème génération,

         l’analyse révèle une augmentation des enfants Infirmes Moteurs Cérébraux (IMC) qui peut être liée à un taux plus élevé de naissances prématurées,

         Elle confirme une augmentation des atrésies de l’œsophage (obstruction) chez les filles et les garçons,

         Ainsi qu’une augmentation des hypospadias (orifice de l’urètre sous la verge) et des cryptorchidies (à la naissance, testicule non descendu).

         Enfin, elle interroge sur une augmentation possible du risque de malformations cardio-vasculaires.

 

Ces augmentations de risques posent évidemment la question d’un dépistage spécifique pour les filles exposées in utero et les enfants de 3ème génération. Il faut également noter ce résultat majeur, concernant le risque accru de handicap et de malformations pour les enfants des filles exposées in utero. De 1948 à 1977, environ 200.000 femmes ont été traitées par DES pendant leur grossesse en France. 160.000 enfants sont nés de ces grossesses et il reste impératif de poursuivre la surveillance sur la génération à venir (enfants de parents exposés in utero) pour évaluer les effets multi-générationnels. 

Source : D.E.S France Santé publique : quelles conséquences du Distilbène ? (Visuel Fotolia)

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