MÉMOIRE: Performance ou déclin ont leur part d'héritabilité – Biological Psychiatry

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Les performances de la mémoire ou, a contrario, le déclin cognitif avec l’âge ont également leurs composantes génétiques et donc leur part d’héritabilité. On connait déjà les variantes du gène de l’apolipoprotéine E (APOE), liées au développement de la maladie d’Alzheimer.

Cette très large analyse de la génétique de la mémoire, présentée dans la revue Biological Psychiatry, identifie de nouveaux variants génétiques, tout près du gène APOE, et démontrent la relation entre ces signatures et des déficits fonctionnels réels associés aux différents stades de la maladie.

 

Les scientifiques de l’Université de Boston, avec des collaborateurs internationaux ont étudié les données de 30.000 participants, au départ exempts de démence, et participant à  la cohorte  » Cohorts for Heart and Aging Research in Genomic Epidemiology  » (CHARGE). Les participants ont passé des tests de mémoire, l’ensemble de leur génome a été génotypé et les segments associés à de faibles scores de mémoire ont été tout particulièrement analysés.

Les chercheurs identifient ainsi 2 variantes génétiques courantes associées au déclin cognitif et situées près du gène de l’apolipoprotéine E, déjà connu pour son association avec le risque de démence et de maladie d’Alzheimer. Ces 2 nouvelles variantes apparaissent corrélées aux scores aux tests de mémoire, en particulier de mémoire  » de rappel  » et chez les participants les plus âgés.

Une sous-analyse, menée sur échantillons de cerveaux post-mortem, confirme que l’association entre ces variantes et, à partir des dossiers patients, des caractéristiques fonctionnelles de la maladie d’Alzheimer.

 

Ces 2 régions du génome, pointent vers des gènes impliqués dans la réponse immunitaire ; Cette découverte confirme le rôle clé du dysfonctionnement du système immunitaire dans le déclin cognitif lié à l’âge. Les variantes identifiées sont également associées à la modification de l’expression de certains gènes dans l’hippocampe, une zone clé du cerveau impliquée dans la consolidation de l’information.

 

L’étude livre ainsi de nouveaux facteurs biologiques du déclin lié à l’âge cependant il reste, selon les auteurs, de multiples autres variations génétiques à explorer sans oublier des modifications épigénétiques pour déchiffrer le spectre complet de l’héritabilité de la mémoire.

 

Source: Biological Psychiatry (In press) via Boston University Medical Center Researchers shed new light on the genetics of memory performance

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