INFECTIONS AÉROPORTÉES: Les particules virales voyagent aussi en vol – Popular Science

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Un passager qui éternue dans l’avion propage ses germes dans la cabine vers tous les passagers montrent ces experts qui par simulation décrivent par vidéo le déplacement des gouttelettes aéroportées. Avec les circuits d’air conditionné, un  » éternuement  » pourra ainsi parcourir plus de 15 mètres. Un bon conseil donc pour les personnes qui voyagent fréquemment en avion, se faire vacciner. Explications sur le site Popular Science.

 

Un avion bondé, un passager qui éternue et c’est parti. La vidéo montre comment des centaines de microparticules sont larguées dans l’air et vont circuler au gré des circuits d’aération. En fin de course, les particules seront répandues partout dans la cabine, tous les passagers auront été exposés, les passagers du même rang étant les plus à risque d’infection.

 

Il s’agit de particules de grippe dont les déplacements en cabine pressurisée ont été modélisés, sur le principe de la dynamique des fluides, par la société Ansys, spécialisée dans le développement de logiciels de simulation. L’objectif est à terme de pouvoir limiter en coordination avec les compagnies aériennes et les autorités sanitaires la diffusion  » en vol  » des particules de la grippe.

 

Cette modélisation en cabine vient confirmer les conclusions d’une précédente étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT), publiée dans le Journal of Fluid Mechanics qui montrait que des gouttelettes de toux et d’éternuements ont une portée bien plus longue que ce que l’on pensait jusque-là, soit supérieure à une dizaine de mètres.

 

La toux et les éternuements jouent un rôle clé dans la transmission interhumaine de maladies respiratoires infectieuses, comme la grippe, ces résultats relatifs à la propagation en vase clôt des infections aéroportées pourraient s’appliquer à de nombreux autres environnements. D’autant qu’en avion, l’air est filtré en permanence et renouvelé toutes les 2 ou 3 minutes.

La recommandation est simple, pour les voyageurs aériens réguliers, se faire vacciner.

 

N.B. le virus Ebola échappe à ce modèle, car il ne se propage pas par l’air. En revanche, une récente étude a suggéré l’hypothèse d’une transmission possible du nouveau coronavirus par voie aérienne. C’est aussi le cas du supervirus de la grippe aviaire H5N1, développé par ces chercheurs américains et du SRAS, bien sûr.

 

Source: Popular Science How Sneeze Particles Travel Inside An Airplane: Simulation technology shows why you should sit very far behind a sick passenger

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