LONGÉVITÉ: Donner un sens à sa vie permet de vivre plus longtemps – The Lancet

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Le bien-être et la santé sont deux facteurs étroitement liés à l’âge. Cette large analyse de chercheurs américains, menée à partir des données de grandes cohortes montre l’importance du bien-être eudémonique sur la santé et la durée de vie, en particulier chez les personnes âgées. Avoir un but ou un passe-temps dans la vie peut accroître le taux de survie de 20% -sur une durée de suivi de 8 ans-, à l’âge mûr, révèle cette analyse. Ces modèles d’évolution du bien-être en fonction de l’âge, présentés dans le Lancet, rappellent l’importance de mieux prendre en compte cette donnée  » bien-être  » des personnes âgées dans nos sociétés.

 

Le bien-être peut être entendu de 3 manières, précisent les chercheurs de l’University College de Londres, de l’Université de Princeton et de l’Université Stony Brook (US). Le bien-être perçu ou la satisfaction de la vie, le bien-être hédonique ou sentiment de bonheur et le bien-être eudémonique qui consiste à avoir un sens à sa vie. Ces chercheurs présentent une analyse des modèles possibles d’évolution du bien-être en fonction de l’âge et de l’association entre le bien-être et la survie chez les personnes âgées.

 

Une relation en  » U  » entre le bien-être perçu et l’âge : Les auteurs ont passé en revue la littérature scientifique publiée sur le sujet, de janvier 2000 à mars 2012. Ils analysent d’abord les données du Gallup World Poll, une enquête menée en continu dans plus de 160 pays qui montre une relation en U entre le bien-être perçu et l’âge dans les pays riches, anglophones, avec les plus bas niveaux de bien-être dans la tranche d’âge 45-54 ans.

·         Le modèle n’est pas universel : Dans l’ex-Union soviétique et en Europe de l’Est, le bien-être perçu diminue rapidement avec l’âge, tout comme en Amérique latine, alors, qu’en Afrique, les niveaux de bien-être ne varient pas selon l’âge.

 

Santé physique et bien-être subjectif, une relation bidirectionnelle : Les personnes âgées souffrant de maladies telles que les maladies coronariennes, l’arthrite, la BPCO voient, a contrario l’incidence des humeurs dépressives augmenter, et les bien-être hédonique et eudémonique s’affaiblir. Dans l’autre sens, le bien-être peut jouer un rôle protecteur important dans le maintien de la santé. L’analyse des données de la cohorte English Longitudinal Study of Ageing montre que le bien-être eudémonique est associé à une survie accrue : Ainsi, 29,3% des participants dont le niveau de bien-être est compris dans le quartile inférieur sont décédés à 8,5 ans (période de suivi de l’étude) vs 9,3% de ceux dont le bien-être appartenait au quartile le plus élevé. Ces associations bien-être, survie s’avèrent, de plus, indépendantes de l’âge, du sexe, des facteurs sociodémographiques et des résultats de la santé mentale et physique.

 

Bien-être eudémonique et longévité : Un objectif de vie ou un passe-temps, ou une passion qui vont contribuer au bien-être eudémonique, chez les personnes âgées, est donc associé à une plus grande longévité. Ces données confirment l’importance, à travers une occupation, de rester actif en vieillissant et de maintenir des activités et des relations sociales. Cependant, il est clair que beaucoup d’autres facteurs ont un effet majeur sur la survie, y compris les problèmes de santé et les niveaux de revenus.  

 

Les auteurs concluent que le bien-être des personnes âgées est un objectif politique et social  important, malheureusement encore peu pris en compte dans de nombreuses régions du monde.

 

Source: The Lancet November 6 2014 doi:10.1016/S0140-6736(13)61489-0 Subjective wellbeing, health, and ageing

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