PARKINSON: Les dopaminergiques poussent parfois aux troubles compulsifs – JAMA Internal Medicine

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Hypersexualité, jeu pathologique ou achats compulsifs, ces comportements obsessionnels et compulsifs apparaissent comme un effet secondaire rare mais sévère associé à la prise de médicaments agonistes des récepteurs de la dopamine. Utilisés pour traiter la maladie de Parkinson caractérisée par une production insuffisante de dopamine dans le cerveau, ces médicaments dopaminergiques sont ainsi mis en cause, par cette étude américaine publiée dans la revue JAMA Internal Medicine, qui appelle à renforcer les avertissements sur les notices de ces médicaments.

 

Les chercheurs de la George Washington University, de la Harvard Medical School, de l’Université d’Ottawa ont examiné les rapports d’effets secondaires signalés à l’Agence américaine Food and Drug Administration sur 10 ans en se concentrant sur les rapports de comportements impulsifs liés à un groupe de médicaments, les agonistes des récepteurs de la dopamine qui imitent les effets de la dopamine dans le cerveau et sont le plus couramment prescrits dans le traitement de la maladie de Parkinson. Ces médicaments sont déjà connus pour être associés à un risque de troubles de la santé mentale dont du contrôle des impulsions, en particulier dans le jeu, la sexualité ou les achats.

 

Associés à la moitié des cas de TOC signalés : L’examen identifie 710 événements soit un peu moins de la moitié des rapports de ces types de cas, sur cette période de 10 ans, attribuables à ces médicaments. Ces cas se rapportent à des comportements compulsifs très variés, dont, le jeu pathologique, l’hypersexualité, les achats compulsifs, les fugues, la kleptomanie ou encore la boulimie.  

Au total, sur 1.580 rapports de TOC associés à un médicament,

·         le jeu intervient dans près de la moitié

·         l’hypersexualité dans un tiers des cas (29,4%)

·         et enfin le shopping compulsif (12,8%).

Un peu moins de la moitié de tous ces cas sont liés à des agonistes des récepteurs de la dopamine. La plupart des prescriptions concernent la maladie de Parkinson (61,7%), et une grande partie du reste, le syndrome des jambes sans repos.

 

Les rapports de TOC enregistrés sont significativement plus sévères avec les médicaments dopaminergiques vs autres médicaments. Des résultats, qui, selon les chercheurs, confirment la preuve du risque de troubles obsessionnels et compulsifs rares mais graves lié à ces médicaments. Les auteurs appellent donc à inscrire ces risque au nombre des effets indésirables sévères possibles sur les notices de tous ces médicaments.

 

Source: JAMA Internal Medicine October 20 2014 doi:10.1001/jamainternmed.2014.5262 Reports of Pathological Gambling, Hypersexuality, and Compulsive Shopping Associated With Dopamine Receptor Agonist Drugs

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