CANCER BUCCAL, l'autre cancer du fumeur – JAMA

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Un lien plus que significatif entre le tabagisme et l’infection virale responsable des cancers de la bouche et de la gorge vient d’être mis en évidence par ces chercheurs du Johns Hopkins Medicine. Leurs conclusions, présentées dans le JAMA, confirment également la présence majoritaire du papillomavirus de type 16 (HPV16), transmis par le sexe oral, dans 80% de ces cancers de la gorge.

 

Alors que l’incidence des cancers oropharyngés a progressé de plus de 200% au cours de ces 20 dernières années, les scientifiques alertent ici sur l’influence du tabagisme sur la vulnérabilité à l’infection par voie orale par le HPV16, le virus sexuellement transmissible responsable de ces cancers. Car si la pratique du sexe oral est courante, ce cancer reste rare. Le tabagisme pourrait être l’un des facteurs majeurs pouvant expliquer pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables à l’infection.

 

Le Pr Gypsyamber D Souza, professeur agrégé d’épidémiologie à la Johns Hopkins constate ici avec son équipe que l’infection par HPV16 est plus fréquente chez les personnes qui ont récemment soit consommé, soit été fortement exposées au tabac, et cela indépendamment de leur comportement sexuel. Il conclut que l’exposition au tabac augmente le risque d’avoir une infection orale à HPV16 et suggère que dans ce cas le virus pourrait ne pas être éliminé de l’organisme aussi facilement que chez les non-fumeurs.

L’étude montre à partir des données de 6.887 adultes participant à la National Health and Nutrition Examination Surveyl (NHANES) dont 2.012 fumeurs et 63 infecté par le HPV16, que :

·         Des niveaux élevés de biomarqueurs liés au tabac, dans le sang et l’urine sont associés à la présence d’ADN de l’HPV16,

·         des niveaux croissants d’exposition au tabac sont associés à des risques plus élevés de prévalence orale du HPV16,

·         chaque augmentation du niveau de cotinine dans le sang, soit l’équivalent de 3 cigarettes par jour, augmente le risque de prévalence de l’HPV 16 de 31%,

·         chaque augmentation du niveau de NNAL ((4-(methylnitrosamino)-1-(3-pyridyl)-1-butanol), un autre marqueur du tabagisme), soit l’équivalent de 4 cigarettes par jour, augmente le risque de prévalence de HPV16 de 68%.  

·         Cette relation dose-réponse est considérée comme suffisamment significative pour démontrer la relation entre tabac et infection à HPV16.

 

C’est évidemment une raison supplémentaire pour arrêter de fumer –surtout lorsque l’on pratique le sexe oral- sans pouvoir néanmoins totalement exclure la possibilité que les plus gros fumeurs seraient aussi ceux qui pratiquent les relations sexuelles orales.

 

Source: JAMA (In press) via John Hopkins Researchers find link between tobacco use and viral infection that causes oral cancers

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