LONGÉVITÉ: Perdre l'odorat, un prédicteur de décès ? – PLoS ONE

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Perdre peu à peu la perception de certaines odeurs, ou anosmie pourrait prédire un risque accru de décès prématuré, conclut cette étude de l’Université de Chicago, menée auprès d’adultes âgés de 57 ans et plus. Les conclusions, publiées dans la revue PLoS ONE, suggèrent un prédicteur de risque de décès tout aussi significatif que certaines causes majeures, comme le cancer.

 

La fonction olfactive joue un rôle essentiel dans la santé (et la survie) et est un indicateur de santé en particulier en raison de ses liens avec le système nerveux central (SNC). Ainsi, la perte d’odorat a déjà été associée à certaines maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. Ici, la perte d’odorat ne serait pas la cause directe du décès, mais est révélée comme un signe d’alerte précoce d’un dysfonctionnement, d’un dommage cellulaire ou d’une exposition toxique. Cependant, la perte temporaire d’odorat peut être liée à de nombreux autres facteurs, comme une infection virale, une obstruction nasale, une allergie, et ne doit donc pas être interprétée comme un signe de  » mort imminente  » !

 

Les chercheurs de l’Université de Chicago ont travaillé à partir des données de 3.005 hommes et femmes âgées de 57 à 85 ans et participant à une large étude de cohorte. Les chercheurs ont utilisé un test validé d’identification des odeurs. Les 5 odeurs ont été présentées une par une aux participants qui devaient les identifier en choisissant parmi une série d’images ou de mots.

En fonction des réponses, leur fonction olfactive a été classée comme anosmique (perte de l’odorat)

hyposmic (perte modérée) et normosmic (odorat normal). Lors d’une seconde vague, 5 années plus tard, les chercheurs ont regardé la  » survie  » des participants et pris en compte les autres facteurs de confusion possibles.

En fin d’étude, 12,5% des participants étaient décédés et dans 10 cas seulement, on ne savait pas si le participant était vivant ou pas. Enfin, 77 participants ont été exclus en raison de données manquantes.

         39% des adultes atteints d’anosmie étaient décédés,

         19% avec hyposmie,

         10% avec odorat normale.

         Cette tendance est observée dans tous les groupes d’âge.

 

Après prise en compte des autres facteurs,

les adultes avec perte d’odorat ont un risque multiplié par 3 de décès à 5 ans, vs les participants ayant une fonction olfactive normale.

Avec cette étude, la fonction olfactive est donc confirmée comme l’un des meilleurs prédicteurs de mortalité à 5 ans et peut servir d’indicateur de dommages cellulaires. Les chercheurs suggèrent même que la perte de l’odorat est un facteur de risque indépendant plus puissant que plusieurs  autres causes fréquentes de décès, comme l’insuffisance cardiaque, les maladies pulmonaires et le cancer.

 

Source: Olfactory Dysfunction Predicts 5-Year Mortality in Older Adults. PLOS One October 1 2014 DOI: 10.1371/journal.pone.0107541

Lire aussi : NEURO: Et si l’odorat restait le sens humain le plus développé?

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2 commentaires pour l'article “LONGÉVITÉ: Perdre l'odorat, un prédicteur de décès ? – PLoS ONE”

  1. Agnès dit :

    La perte de l’odorat est un prédicateur de décès prématuré, un article très intéressant et surtout informatif. Merci pour ce partage!

  2. Claude dit :

    C’ est la première fois que j’ entends parler d’anosmie. Merci pour ces informations.

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