NutriNet SANTÉ: Dis-moi qui tu es, je te dirai ce que tu manges – British Journal of Nutrition

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 « Aimez-vous les chips ? « . La réponse à cette question et plus généralement les préférences alimentaires sont largement influencées par des déterminants sociaux, économiques, culturels ou cognitifs: Sexe, âge, niveau socio-économique, tabagisme ou consommation d’alcool, sont ainsi des critères qui déterminent notre attirance pour le gras, salé ou sucré, révèle, entre autres résultats, la nouvelle analyse de données de la cohorte française NutriNet-Santé. Ainsi, les femmes seront plus attirées par la sensation de  » gras-sucré  » et les hommes plus attirés par la sensation de  » gras-salé « . Des conclusions, présentées dans le British Journal of Nutrition qui vont permettre non seulement de détecter des profils  » défavorables  » sur le plan de la santé et appelle à de nouvelles initiatives de prévention ciblant ces combinaisons de facteurs de risque d’obésité.

 

Les différentes analyses des données de la cohorte NutriNet-Santé ont déjà révélé ou confirmé, qu’une forte attirance pour la sensation de gras était associée à des profils alimentaires plus défavorables, en particulier en raison d’apports en calories et en acides gras saturés élevés et que les personnes atteintes d’obésité avaient une attirance plus forte pour la sensation de gras.  

Ici, les chercheurs Aurélie Lampuré et Caroline Méjean (Inserm/Inra/Cnam/Université Paris 13) révèlent l’association entre une forte attirance pour le gras et des caractéristiques sociodémographiques, économiques, psychologiques ou de mode de vie.

 

L’analyse menée par questionnaire sur un échantillon de 37.181 adultes participant à l’étude NutriNet-Santé a évalué le degré d’appétence pour des aliments spécifiques, le niveau d’assaisonnement préféré, les menus types et les comportements alimentaires des internautes. Parmi les principaux résultats :

·         les femmes sont plus attirées par la sensation de  » gras-sucré « , les hommes par la sensation de  » gras-salé « ,

·         sont plus attirées par le gras, les personnes à profil,

         plutôt jeune : L’attirance pour le gras diminue avec l’âge et le risque d’être attiré par le gras, est de 5 à 10 fois plus élevé chez les individus les plus jeunes.

         de faible niveau socio-économique (risque de 1,2 à 1,4 fois plus élevé).

         à tendance hyperboulimique vs restriction consciente de la prise alimentaire (risque de 2 à 4 fois plus élevé), particulièrement chez les femmes.  

         Fumeur (plutôt gras-salé),

         consommateur d’alcool (idem).

 

Le régime de perte de poids est fortement associé à une attirance pour le gras : Les femmes qui déclarent suivre actuellement un régime pour perdre du poids sont plus attirées (30% de plus) par le gras.

 

Cibler les profils et les comportements défavorables : En précisant ainsi les caractéristiques sociodémographiques attachées aux préférences alimentaires, cette étude permet d’établir des profils  » défavorables  » sur le plan de la santé en raison de la combinaison de plusieurs facteurs de risque. Elle apporte des indications précieuses aussi pour les campagnes d’information visant à limiter la consommation des aliments gras, salés et sucrés. Enfin, elle appelle à nouveau les industriels à réduire la teneur en graisses, sucres et sel tout en tentant de préserver le goût et la texture des aliments.

 

Sources: Communiqué NutriNet-Santé Une forte attirance pour le gras (gras salé ou gras sucré) est associée à des profils individuels bien spécifiques et British Journal of Nutrition 04 septembre 2014 DOI: org/10.1017/S0007114514002050 Liking for fat is associated with sociodemographic, psychological, lifestyle and health characteristics

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