CERVEAU: C'est son âge immunologique qui compte – Science

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Âge chronologique et/ou âge immunologique ? Ces chercheurs de l’Institut Weizmann suggèrent que c’est l’âge immunologique du cerveau qui compte sur le risque de déclin cognitif avec le vieillissement. Ils apportent, avec leurs travaux publiés dans la revue Science, des preuves d’une signature unique, une voie impliquée dans le processus de vieillissement cérébral, qui semble avoir un effet négatif et contribuer au déclin cognitif. Les scientifiques pensent que cette découverte pourrait mener, à l’avenir, à des traitements qui peuvent ralentir ou inverser le déclin cognitif chez les personnes âgées.

 

Cette recherche suggère ainsi que le déclin cognitif, avec le vieillissement, peut être lié non seulement à l' »âge chronologique », mais aussi à l’ « âge immunologique » du cerveau c’est-à-dire aux changements dans la fonction immunitaire qui, au fil du temps, peuvent contribuer à des changements dans le fonctionnement cérébral.  

 

Comment vieillit le cerveau reste toujours une question ouverte pour les scientifiques, expliquent les auteurs des départements Neurobiologie et Immunologie de l’Institut Weizmann. Car le cerveau est un organe très isolé des autres systèmes du corps. En particulier, par la barrière hémato-encéphalique qui empêche les cellules immunitaires du sang d’attaquer et de détruire les tissus du cerveau. Pourtant, le système immunitaire pourrait jouer un rôle important tant dans la guérison que dans le maintien d’un fonctionnement cérébral normal, via ce que les chercheurs nomment une interaction  » immuno-cérébrale « , qui se produit à travers une interface unique spécifique au cerveau.

 

Le rôle particulier des plexus choroïdes : Ces interfaces, connues sous le nom de plexus choroïdes, présentes dans chacun des 4 ventricules du cerveau, séparent le sang du liquide céphalo-rachidien et contribuent à réguler l’impact du système immunitaire sur l’activité du cerveau. En synthèse, ces interfaces détectent les signaux de danger libérés par le cerveau et alors les cellules immunitaires du sang se mettent à communiquer via les plexus, permettent de préserver les capacités cognitives et favorisent la production de nouvelles cellules cérébrales.

 

Une signature du vieillissement spécifique au cerveau : Lorsque les chercheurs cartographient par séquençage, les changements dans l’expression des gènes dans 11 organes différents, dont le plexus choroïde, chez des souris jeunes ou âgées, ils identifient une signature du vieillissement unique au plexus choroïde, dont l’un des principaux éléments est l’interféron bêta (une protéine produite par le corps pour lutter contre l’infection virale). Mais ici la protéine semble avoir un effet négatif sur le cerveau: Car lorsque les chercheurs injectent un anticorps qui bloque l’activité de l’interféron bêta dans le liquide céphalo-rachidien de souris plus âgées, leurs capacités cognitives s’en trouvent restaurées et de nouvelles cellules cérébrales se forment.  

Enfin, les scientifiques retrouvent cette même signature dans le cerveau d’humains âgés.

Une étape pour vers un rajeunissement de  » l’âge immunologique » du cerveau et peut-être pour le développement de nouvelles thérapies contre le déclin cognitif.

 

Source: Science Sept. 2014 DOI:10.1126/science.1252945 Aging-induced type I interferon response at the choroid plexus negatively affects brain function (Visuel @Institut Weizmann: “Image du plexus choroïde « )

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