EBOLA: Premiers essais cliniques de traitements dès novembre – BMJ

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Un peu plus de 4 millions d’euros devraient être consacrés à ces premiers essais cliniques par l’organisation caritative britannique Wellcome Trust, qui réunit actuellement un consortium d’experts issus de l’Université d’Oxford, de Médecins Sans Frontières (MSF), de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Institut Pasteur. Des essais très attendus, mais qui, selon les experts, contribueront plus à répondre aux futures épidémies, qu’à l’actuelle qui à ce stade,  » devra être gérée  » par des méthodes classiques de santé publique « . Le point avec le BMJ.

 

Les essais de traitements seront organisés dans les pays touchés, en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée dès le mois de novembre, a expliqué Jeremy Farrar, directeur du Wellcome Trust, lors d’une conférence de presse le 23 Septembre, tout en précisant que ces essais bénéficieront plutôt aux futures épidémies. 2 traitements sont considérés comme prometteurs, la sérothérapie qui consiste à transmettre par transfusion à une personne exposée, les anticorps d’une autre personne réchappée et des anticorps monoclonaux tels que le médicament ZMapp.

 

Des essais peu susceptibles d’influer sur l’épidémie actuelle : Car le nombre de cas augmente "de façon exponentielle" et pourrait dépasser les 20.000 au début du mois de novembre, selon l’étude menée par l’OMS et l’Imperial College de Londres, publiée récemment dans le New England Journal of Medicine. En 2 jours, du 12 au 14 septembre, l’European Center for Disease Control (ECDC) fait état de près de 1.000 nouveaux cas. Ainsi, depuis le début de l’épidémie, en décembre 2013 et au 14 Septembre 2014, 5.347 cas de maladie à virus Ebola dont 2.630 décès ont été constatés, en Guinée, au Liberia, au Nigeria et en Sierra Leone. Seul point positif, un taux de létalité plus faible chez les patients qui ont été hospitalisés, montrant que l’accès aux soins de bonne qualité peut réduire la mortalité. Enfin, la virulence et la transmissibilité de la souche actuelle sont estimées comme similaires  à celles des épidémies précédentes.

 

  » Le contrôle de l’épidémie se fera par des méthodes classiques de santé publique « , explique Jeremy Farrar, se faisant l’écho d’autres experts, préoccupés, avant le traitement, par les systèmes de santé. Le message consiste désormais, avec la mise en œuvre de procédures de surveillance des contacts, de recommander aux populations touchées ou à symptômes de se rendre à l’hôpital. Selon Peter Piot, professeur de santé mondiale à la London School of Hygiene and Tropical Medicine et  » découvreur  » du virus, qui qualifie l’épidémie de  » crise humanitaire « , l’issue est dans une réponse internationale coordonnée, qui se fait attendre.

 

Sources:

BMJ 2014;349:g5838 23 September 2014 Clinical trials of Ebola treatment to start in Africa

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