OBÉSITÉ: Sa juste perception est le début de la rémission – Journal of General Internal Medicine

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Une difficulté ou une réticence généralisée à reconnaître un surpoids voire une obésité ? C’est ce que dénonce cette étude américaine, qui alerte, à nouveau sur la nécessité de prendre en charge le surpoids en temps opportun, non seulement pour rétablir un mode de vie sain avec une alimentation diversifiée et la pratique de l’exercice, mais aussi pour ne pas entériner une perception erronée et une tolérance de long terme sur un risque inacceptable en matière de santé.

 

La corpulence devient toute relative, en particulier pour les personnes qui ont tendance au surpoids, résument ces chercheurs de l’Université de Columbia qui constatent que 70% des adultes obèses sous-estiment leur poids, et bien plus souvent que les personnes de poids normal. Idem pour les mères d’enfants en surpoids ou obèses qui ont tendance à l’indulgence vis-à-vis du poids ou surpoids de leurs enfants, idem pour les enfants vis-à-vis de leurs mères, enrobées.

 

L’étude a été menée auprès de 253 mères et leurs enfants interrogés sur leur perception des mensurations idéales pour être en bonne santé. La plupart (82%) des participants étaient hispaniques. Les chercheurs constatent que,

·         71,4% des adultes obèses sous-estiment leur corpulence,

·         c’est le cas de 35,1% des adultes en surpoids,

·         vs  8,6% des personnes de poids normal.

Chez les enfants,

·         c’est le cas de 86,3% de ceux atteints d’obésité,

·         de 62,3% des enfants en surpoids,

·         vs 14,9% des enfants de poids normal.

Les mères d’enfants en surpoids sont particulièrement indulgentes : 85% sous-estiment la corpulence de leur enfant vs 7% des mères d’enfants de poids de santé. Les enfants de mères obèses, aussi, ont des difficultés à reconnaître la corpulence de leurs mères.

 

Des implications pour la prévention : Tracy Paul, du Weill-Cornell Medical College et auteur principal de l’étude, rappelle que si un surpoids ou une prise de poids anormale chez les enfants ne sont pas reconnus et pris à temps, c’est faire entrer ce facteur dans la normalité. Le fait que de nombreux parents d’enfants obèses ne cherchent pas à empêcher leurs enfants de devenir obèses est un des écueils principaux de la prévention. Son hypothèse ? Les parents ne perçoivent pas le surpoids comme un problème, ou ne sont pas conscients du lien entre obésité et problèmes de santé.

Les programmes de prévention ou visant à inverser les tendances de l’obésité devraient donc commencer par sensibiliser à la reconnaissance des problèmes de poids et aux risques liés à l’obésité.

 

 » L’incapacité à reconnaître le poids anormal se produit plus souvent chez les mères et les enfants en surpoids ou obèses et la tolérance de l’excès de poids est fréquente chez les enfants de parents obèses « , conclut l’auteur.

 

Source: Journal of General Internal Medicine 16 Sep 2014 DOI 10.1007/s11606-014-3002-y Size Misperception among Overweight and Obese Families

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Un commentaire pour l'article “OBÉSITÉ: Sa juste perception est le début de la rémission – Journal of General Internal Medicine”

  1. Jacques dit :

    L’obésité est un problème bien plus fréquent qu’on ne le pense. C’est généralement quand on en prend conscience qu’il est souvent trop tard…

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