ALLAITEMENT MATERNEL: Il peut réduire le risque de cancer du sein – The Journal of the National Cancer Institute

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Il s’agit précisément, avec cette étude de la Boston University, du risque de cancer du sein sans récepteurs d’œstrogènes et du cancer du sein triple négatif. Alors que les femmes multipares semblent avoir un risque accru de développer un cancer du sein à récepteurs des œstrogènes négatifs ou triple négatif. Cependant, l’association entre la maternité et le risque accru de cancer semble ici plus fréquent chez les femmes qui n’ont jamais allaité. Ces conclusions, publiées dans le Journal of the National Cancer Institute suggèrent que les taux d’allaitement maternel réduits–ici chez des femmes afro-américaines- peuvent contribuer à une incidence accrue de ces types de cancers parmi les plus agressifs.

 

Ce consortium ( » Amber « ) de chercheurs de l’Université de Boston, du Roswell Park Cancer Institute of Buffalo, et de l’Université de Caroline du Nord ont étudié les déterminants des différents sous-types de cancer du sein chez les femmes afro-américaines, en combinant les données d’incidence de 4 grandes études portant, au total sur 3.698 femmes afro-américaines atteintes de cancer du sein, dont 1.252 de cancer négatif aux récepteurs des œstrogènes.

Leur analyse constate que,

         les femmes ayant mis au monde présentent un risque accru de 33% de développer ce sous-type de cancer en comparaison de femmes qui n’ont jamais accouché.

         Mettre au monde 4 enfants ou plus et n’avoir jamais allaité est même associé à un risque accru de 68% de développer ce type de cancer vs une seule naissance avec allaitement du bébé.

         En revanche, mettre au monde 4 enfants ou plus est associé à une légère diminution du risque de cancer positif aux récepteurs des œstrogènes, avec ou sans allaitement maternel.

 

De précédentes études ont montré que le risque global de cancer du sein peut être accru durant les 5 ou 10 années qui suivent l’accouchement avec, néanmoins une réduction conséquente du risque, cette étude suggère que cet impact négatif de l’accouchement sur le risque de cancer persiste dans le temps en ce qui concerne le sous-type négatif aux récepteurs des œstrogènes. Si les mécanismes biologiques sous-jacents à cette augmentation du risque restent peu clairs, les auteurs émettent l’hypothèse d’une responsabilité de processus immunitaires et inflammatoires post-partum.

L’allaitement maternel se révèle donc un facteur modifiable qui pourrait réduire l’incidence de ce sous-type de cancer du sein, ici chez les femmes afro-américaines, et…entre autres bénéfices.

 

Source: Journal of the National Cancer Institute Sept 2014 doi: 10.1093/jnci/dju237 Parity, Lactation, and Breast Cancer Subtypes in African American Women: Results from the AMBER Consortium (Visuel© Bred&Co – Fotolia.com)

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