VIH: Ces cellules intestinales complices de l'infection – PLoS Pathogens

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C’est la seconde étude à s’attaquer récemment au rôle des bactéries de l’intestin dans la réponse immunitaire au VIH. Alors qu’une étude de la Duke contribue à expliquer, dans la revue Cell Host & Microbe, pourquoi les anticorps intestinaux qui répondent à l’attaque du virus VIH, s’avèrent inefficaces, cette nouvelle étude de l’Université de Californie – Davis montre comment certaines cellules épithéliales de l’intestin, appelées cellules de Paneth contribuent, en cas d’attaque du VIH (ici VIS) à l’inflammation de l’intestin. De nouvelles données, présentées dans la revue PLoS Pathogens, qui pourront contribuer à vaincre le réservoir du VIH dans l’intestin.

 

Ce sont des découvertes étonnantes sur les premières réactions de l’organisme à l’infection à VIH qui nous sont livrées par les chercheurs de l’UC Davis. Leur étude menée sur le virus de l’immunodéficience simienne (VIS) montre que ces cellules de Paneth constituent une réponse rapide à l’invasion virale et entrainent l’inflammation de l’intestin en produisant une cytokine appelée interleukine-1 bêta (IL-1β). L’IL-1β (en rouge sur visuel et vignette) provoque la rupture de l’épithélium intestinal qui constitue une barrière de protection contre les agents pathogènes et cela avant la diffusion de l’infection virale et la destruction des cellules immunitaires.

 

Une bactérie, Lactobacillus plantarum, vient cependant alors à la rescousse : Lactobacillus plantarum contribue à atténuer la réponse inflammatoire induite par le virus et protège la barrière épithéliale de l’intestin.  

 

Nouvelles cibles, biomarqueurs et peut-être un probiotique anti-VIH : Le Dr Satya Dandekar, président du service de microbiologie médicale et d’immunologie à l’UC Davis et auteur principal de l’étude résume ses conclusions :  » Les cellules de Paneth réagissent au virus et peuvent induire l’inflammation, endommager les tissus et aider à répandre l’infection virale. Mais nous avons identifié des cibles potentielles et de nouveaux biomarqueurs pour intervenir ou de bloquer la propagation rapide de l’infection virale depuis l’intestin « . De nouvelles cibles précieuses, alors qu’un des obstacles majeurs pour éradiquer le virus et reconstituer la défense immunitaire est le réservoir du VIH dans l’intestin.

Enfin, si Lactobacillus plantarum permet d’inverser l’inflammation et accélérer la réparation en quelques heures, il y a peut-être là, une piste probiotique pour prévenir la propagation virale précoce et atténuer les complications intestinales associées à l’infection à VIH.

 

Source: PLoS Pathogens August 28, 2014 DOI: 10.1371/journal.ppat.1004311 Early Mucosal Sensing of SIV Infection by Paneth Cells Induces IL-1β Production and Initiates Gut Epithelial Disruption (Visuel Lactilobacillus@Food for Thought)

Lire aussi: VIH: Le microbiote intestinal parfois complice de l’infection

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