SCLÉROSE en plaques: Mieux vaut réduire sa consommation de sel – Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry

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Une consommation trop importante de sel alimentaire peut aggraver des symptômes de la sclérose en plaques (SEP) notamment exacerber les poussées dans la forme rémittente de la maladie, souligne cette étude argentino-américaine. Une nouvelle fois, trop de sel est associé à un risque accru de détérioration neurologique. Des conclusions publiées dans le Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry.

 

De précédentes études ont suggéré que le sel peut altérer la réponse auto-immune, impliquée dans le développement de la SEP, et, sur un modèle animal de SEP, aggraver des symptômes similaires. Ces chercheurs ont tené d’en savoir plus sur la relation entre la consommation de sel et l’activité de la maladie.

 

Les chercheurs du Raúl Carrea Institute for Neurological Research (Buenos Aires) et du

Brigham and Women’s Hospital et de la Harvard Medical School (Massachusetts), ont mené cette étude observationnelle auprès de 70 patients atteints de la forme rémittente de la SEP. Leur apport en sodium a été estimé à partir de l’analyse d’échantillons d’urine, régulièrement sur une durée de 9 mois, leur santé neurologique a été suivie pendant 2 ans. L’effet de la consommation de sodium sur l’activité (les poussées) de la maladie a également été estimé. Puis les chercheurs ont vérifié leurs conclusions sur un second groupe de 52 patients atteints.

L’analyse aboutit à une corrélation positive entre le taux d’exacerbation et l’apport de sodium après ajustement avec l’âge, le sexe, la durée de la maladie, le tabagisme, les niveaux de vitamine D, l’indice de masse corporelle (IMC) et le traitement:

·         L’apport moyen en sodium, chez ces patients a été estimé à 4g/jour, les hommes en consommant plus que les femmes.

·         En cas d’apports modérés en sel (soit environ 4,8 g par jour), ce taux d’exacerbation atteint 2,75 fois le taux moyen de patients ayant de faibles apports en sodium (soit 2g par jour),

·         en cas d’apports élevés (soit >4,8 g/jour), jusqu’à 3,95 fois.

·         Un apport élevé en sodium entraine un risque multiplié par 3,4 fois de développer une nouvelle lésion à l’IRM,

·         en moyenne, les patients à apport élevé vont développer 8 autres lésions détectables à l’IRM.

·         Ces résultats ont été vérifiés sur le second groupe de patients.

 

Une consommation de sodium plus élevée est ainsi associée, chez les patients atteints de SEP, à une activité accrue de la maladie, détectable à la fois au plan clinique et radiologique. Certes, il s’agit d’une étude observationnelle, à faible échantillon, et, si elle suggère une plus grande activité de la maladie avec des apports élevés en sel, elle rappelle indirectement qu’une consommation trop importante entraine quoiqu’il en soit des risques pour la santé. Neurologique aussi.

 

Notons cette étude de l’Université Mc Gill qui montre que le sodium –ou le sel alimentaire- est le commutateur unique d’un important récepteur de neurotransmetteur du cerveau, essentiel à son bon fonctionnement et en cause dans de nombreuses affections, comme l’épilepsie et la douleur neuropathique.  

 

Source: Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry 28 August 2014 doi:10.1136/jnnp-2014-307928 Sodium intake is associated with increased disease activity in multiple sclerosis (Visuel © verdateo – Fotolia.com)

Lire aussi: ÉPILEPSIE: Un rôle clé du sel mis à jour dans le fonctionnement du cerveau

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