AUTISME: Un trop grand nombre de connexions dans le cerveau – Neuron

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Ces scientifiques viennent de découvrir l’une des explications possibles du développement de l’autisme, un nombre excessif de connexions dans le cerveau. Plus d’épines dendritiques, plus longues et qui reçoivent plus de signaux. Alors qu’un développement normal du cerveau implique à la fois la formation de nouvelles connexions et l’élimination d’autres connexions, ces conclusions, publiées dans Neuron, identifient un défaut de développement au niveau des épines dendritiques.

 

Les chercheurs de la Columbia Medical School, du Mount Sinai et de l’Université de Rochester ont mené cette étude par autopsie de cerveaux des personnes atteintes de troubles du spectre autistique (TSA). Leur examen révèle,

         des niveaux plus élevés d’une protéine de signalisation, mTOR, chez les personnes autistes,

         une perturbation du processus d’autophagie qui élimine les protéines plus anciennes dans les cellules.

Précisément, lorsque les chercheurs comparent les cerveaux d’enfants autistes âgés de 2 à 9 ans et de 13 à 20 ans, ils constatent que la densité de la colonne vertébrale est légèrement plus élevée chez les enfants atteints de TSA et encore plus chez les adolescents atteints de TSA par rapport aux cerveaux témoins. De l’enfance à l’adolescence, les épines dendritiques diminuent d’environ 45% chez les témoins, mais seulement de 16% chez les jeunes atteints de TSA. Des niveaux plus élevés de la version activée de la protéine mTOR sont également constatés dans le cerveau des adolescents atteints. Des expériences supplémentaires montrent que la voie de signalisation mTOR inhibe l’autophagie, et que sans l’autophagie, l’élagage  » des épines dendritiques et donc le remodelage des synapses et des connexions nerveuses n’est pas effectué.

 

Sur la souris, également, génétiquement modifiée pour avoir des symptômes de TSA, les niveaux de signalisation sont trop élevés, via mTOR.

 

Un inhibiteur de mTOR pour inverser les symptômes ? Cet inhibiteur existe et c’est la rapamycine, dont certains effets bénéfiques sur le cerveau sont déjà documentés. Cet antibiotique est actuellement utilisé comme immunosuppresseur pour la prévention du rejet après une greffe d’organe. Cependant, il entraîne un certain nombre d’effets indésirables peu conciliables avec le TSA. Donc, expliquent les auteurs, il est un peu tôt pour voir dans ces résultats un nouveau traitement possible pour les TSA.

 

Source: Neuron August 21 2014 DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.neuron.2014.07.040 Loss of mTOR-Dependent Macroautophagy Causes Autistic-like Synaptic Pruning Deficits

Pour en savoir plus sur l’Autisme

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