CHIKUNGUNYA: Les promesses d'un candidat-vaccin – The Lancet

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Cet essai de phase I d’un nouveau vaccin développé en utilisant des "virus-Like-Particles" non infectieuses (VLP) montre son efficacité contre le virus du chikungunya. Une protection persistante à 11 mois, selon ces données publiées dans le Lancet.

 

Le virus Chikungunya, transmis par les moustiques Aedes aegypti et le moustique tigre, Aedes albopictus –installé depuis 2004 dans le Sud de la France- a provoqué des flambées épidémiques sur tous les continents, dont l’Europe, depuis 2007. Ainsi, pour la France, du 1er mai au 8 août 2014, sur près de 700 cas suspects déclarés (dengue + chikungunya), 239 cas de chikungunya ont été confirmés (Source InVS). Il n’existe pas de médicament spécifique qui permette de guérir la maladie. Le traitement a essentiellement pour but d’atténuer les symptômes. Il n’existe pas non plus de vaccins autorisés.

 

Contrairement à d’autres candidats-vaccins,  ce nouveau vaccin est constitué de Virus-Like-Particles (VLP), des particules virales sans génome obtenues par l’assemblage de protéines du virus (et, ici, d’une souche d’Afrique de l’Ouest). Ces particules imitent les effets de stimulation immunitaire de particules virales réelles sans provoquer d’infection, puisque privées du matériel génétique du virus. De précédentes études avaient déjà montré l’efficacité de ce candidat chez le macaque rhésus.

 

Cet essai de phase 1 a été mené sur 25 volontaires sains âgés de 18 à 50 ans ayant reçu une des 3 doses de vaccin testées, par injection aux semaines 0, 4, et 20. Puis les taux sanguins d’anticorps ont été mesurés à intervalles réguliers chez les participants. L’essai montre non seulement l’absence d’effets indésirables graves mais aussi une réponse immunitaire sous la forme d’anticorps neutralisants détectée dans la majorité des receveurs après première vaccination et même avec la dose la plus faible. Après la seconde vaccination, tous les participants et quelle que soit la dose testée présentent des niveaux élevés d’anticorps. Ces anticorps sont persistants puisque détectés chez tous les participants 6 mois après la dernière vaccination. Ainsi, 11 mois après la vaccination, les niveaux d’anticorps sont comparables à ceux observés chez des patients ayant récupéré après infection  » naturelle  » au chikungunya, ce qui suggère une protection à long terme contre le virus.

 

Alors que le candidat est fabricable sans besoin de virus vivant, il pourrait rapidement être produit en grandes quantités et à bas coût.  

 

Source: The Lancet 15 August 2014 doi:10.1016/S0140-6736(14)61185-5 Safety and tolerability of chikungunya virus-like particle vaccine in healthy adults: a phase 1 dose-escalation trial

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Un commentaire pour l'article “CHIKUNGUNYA: Les promesses d'un candidat-vaccin – The Lancet”

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