EBOLA: ZMapp, le sérum expérimental autorisé par l’OMS – OMS et CDC

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EbolaAlors que la barre des 1.000 décès liés à l’épidémie Ebola vient d’être franchie, cette autorisation de l’Organisation mondiale de la Santé, attendue depuis plusieurs jours, est accueillie avec soulagement. Ce traitement expérimental ZMapp, jamais testé chez l’homme pour la sécurité ou l’efficacité mais déjà administré déjà administré à 2 patients américains devrait être prescrit à 2 médecins libériens contaminés.

 

Cette autorisation d’un groupe de scientifiques de l’OMS, réuni le 11 août, répond également à l’appel pour l’accès à ces médicaments, de 3 grands experts mondiaux d’Ebola, Peter Piot, qui a co-découvert le virus Ebola en 1976, David Heymann et Jeremy Farrar, tous professeurs de maladies infectieuses respectivement à la London School of Hygiene et Tropical Medicine, au Chatham House Centre on Global Health Security et au Wellcome Trust. Le groupe s’est notamment posé la question éthique des conditions de l’utilisation de ce médicament expérimental aux effets indésirables encore inconnus pour le traitement et la prophylaxie.

 

Développé par Mapp biopharmaceutique Inc., ZMapp est un traitement expérimental (et non un vaccin préventif) pour les personnes infectées par le virus Ebola, composé d’une combinaison de 3 anticorps monoclonaux différents qui se lient à la protéine du virus, permettant ainsi au système immunitaire humain de l’éliminer. Actuellement, les quantités disponibles du médicament restent limitées, ce qui pose la question des cibles à privilégier.  

 

Il est trop tôt pour savoir si ZMapp est efficace, précisent les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) car le médicament n’a pas encore été testé par essai clinique contrôlé randomisé. Le fabricant n’a pas encore la capacité de fabrication suffisante pour une disponibilité suffisante pour utilisation générale. Deux autres laboratoires, Tekmira et Biocryst Pharmaceuticals, co-financés par le ministère américain de la Défense travaillent également sur des candidats thérapeutiques contre le développement précoce de l’infection à Ebola.

 

Il n’y a pas encore de vaccin approuvé contre le virus Ebola, même si l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID/NIH) travaille actuellement à l’élaboration d’un tel vaccin avec l’intention d’accélérer le lancement d’essais cliniques de phase 1. Deux biopharmas, Crucell et Profectus Biosciences travaillent également au développement d’un vaccin anti-Ebola. Enfin, le NIH et l’Université Thomas Jefferson collaborent à l’élaboration d’un autre candidat sur ​​la base du vaccin contre la rage.

 

Au 11 août, le dernier point épidémiologique de l’OMS fait état d’une accélération de l’épidémie, avec, entre le 7 et le 9 août, 69 nouveaux signalés par les ministères de la Santé de Guinée, du Libéria, du Nigéria et de Sierra Leone. Au total, 1.848 cas ont été recensés depuis décembre 2013, dont 1.013 décès, soit un taux de létalité en augmentation, à 56% (Voir tableau ci-contre).

 

En France, le député de Levallois, Patrick Balkany, dit avoir alerté en urgence le Ministre de la santé sur des cas de virus Ebola recensés en France. Alors que le 8 août, l’OMS évaluait comme  » urgence de santé publique de portée internationale « , l’épidémie Ebola, le Ministère de la santé a assuré que l’ensemble des mesures de prévention, d’information du public et de préparation aux soins prises par la France depuis le début de l’épidémie, correspond bien aux recommandations de l’OMS.

Sources: OMS et CDC Questions and Answers on experimental treatments and vaccines for Ebola

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