SCHIZOPHRÉNIE: Les neuroleptiques rétrécissent un peu le cerveau – PLoS ONE

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Cette étude de l’Université de Cambridge révèle un lien entre la prise d’antipsychotiques et une diminution du volume du cerveau, légère mais significative, chez les patients atteints de schizophrénie. Une diminution qui, cependant n’apparaît associée à aucune baisse de fonction cognitive ou aucun symptôme spécifique, conclut l’étude menée sur 9 années. Ses conclusions, présentées dans la revue PLoS ONE, confirment une atrophie cérébrale plus rapide chez les patients schizophrènes, liée principalement au traitement médicamenteux.

 

Car nos cerveaux perdent naturellement une partie de leur volume, naturellement, au fur et à mesure du vieillissement, et dès l’âge de 30 ans, rappellent ces chercheurs de Cambridge. Un phénomène déjà constaté à un rythme plus rapide chez les patients schizophrènes.  

Ici, les auteurs parviennent  préciser ce taux de diminution chez les patients atteints de schizophrénie vs personnes en bonne santé, documentent les sites spécifiques d’atrophie et examinent les liens entre l’atrophie et le traitement antipsychotique.

L’étude suit, durant 9 années, par scanners répétés, le cerveau de 33 patients atteints de schizophrénie et de 71 témoins et constate,

·         que les patients atteints de schizophrénie perdent du volume cérébral au taux de 0,69%/an, vs 0,49% pour les témoins sains,

·         une association entre les antipsychotiques et cette baisse de volume cérébral : le taux de diminution du volume du cerveau s’accroît avec la dose de médicament,

·         l’absence d’effet particulier de cette diminution légèrement plus rapide du volume cérébral.

 

Les mécanismes sous-jacents de cette perte accélérée de tissu et de connexions ne sont pas clairs et certaines études récentes suggèrent que les nouvelles classes d’antipsychotiques pourraient même protéger contre ces baisses, remarquent les auteurs. Cependant, ces résultats encouragent à vérifier les effets de long terme de ces médicaments. Car, en dépit de ce suivi de 9 ans, la question demeure de l’importance possible de cette perte de volume du cerveau encore plus tard dans la vie et de ses effets éventuels.

 

Source: PLoS ONE July 18, 2014 DOI: 10.1371/journal.pone.0101689 Longitudinal Changes in Total Brain Volume in Schizophrenia: Relation to Symptom Severity, Cognition and Antipsychotic Medication

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