DIABÈTE: Découverte d'une protéine qui régule la glycémie – Nature

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Une protéine qui entraîne une baisse significative de la glycémie vient d’être identifiée par ces chercheurs américains. FGF1, ici testée sur la souris, pourrait ainsi devenir la base de nouveaux traitements contre les symptômes du diabète, si ces premiers résultats venaient à être confirmés chez l’Homme. Ces nouvelles données, publiées dans la revue Nature, valent à la fois pour le diabète de type 1 et 2.

 

FGF1 ou facteur de croissance des fibroblastes 1 est déjà connu pour son rôle dans l’angiogenèse et la division cellulaire et a déjà été impliquée dans le développement des organes. La protéine a également déjà été testée sur l’homme pour le traitement de la maladie vasculaire périphérique. Son rôle de régulation du taux de glucose dans le sang a déjà été suggéré : En particulier, les souris privée de cette protéine vont développer une résistance à l’insuline lorsque nourries avec un régime riche en graisses. Ici, les chercheurs du Salk Institute, de l’université de New York, de Californie (San Diego), de l’Université de Groningue (Pays-Bas), du Westmead Millennium Institute et de l’Université de Sydney (Australie) ont regardé si FGF1 pourrait permettre d’inverser la résistance à l’insuline chez la souris.

 

Les chercheurs ont mené leurs expériences sur la souris avec cette protéine faisant l’hypothèse que FGF1 fonctionne de manière similaire à une classe existante d’antidiabétiques oraux, les thiazolidinediones ou glitazones -qui augmentent la sensibilité des cellules de l’organisme aux niveaux de sucre dans le sang en réduisant l’insuline et améliorent ainsi le maintien de la glycémie. Cependant, ces ADO entraînent des effets secondaires comme le gain de poids.

Ici, les scientifiques montrent que,

·         des injections répétées de FGF1 tous les 2 jours pendant 35 jours chez la souris améliorent leur sensibilité à l’insuline et réduisent leur glycémie sans effets secondaires graves,  

·         une seule injection de protéine recombinante FGF1 chez des souris diabétiques réduit leurs niveaux élevés de sucre dans le sang, l’effet étant maximum entre 18 et 24 heures. L’effet dure au total plus de 48 heures. Ils e constatent pas d’hypoglycémie.

·         Des résultats similaires sont obtenus avec injection intraveineuse ou dans la cavité péritonéale.

·         Chez les souris saines qui reçoivent une injection, le niveau de sucre dans le sang n’est pas modifié. Des injections répétées de FGF1 améliorent la capacité du muscle squelettique à prendre en glucose, ce qui suggère une sensibilité améliorée des cellules à l’insuline.

·         Aucun effet du type de ceux associés aux glitazones n’est constaté.

·         Chez la souris sans capacité suffisante de produire de l’insuline ou modèle de diabète de type 1, FGF1 permet d’accroître la réduction de sucre dans le sang après injection de l’insuline, ce qui suggère la capacité de FGF1 à améliorer la sensibilité à l’insuline.

 

Avec ces résultats, c’est un potentiel thérapeutique prometteur de FGF1 qui vient d’être identifié, à la fois pour le traitement du diabète de type 2 et de la résistance à l’insuline dans le diabète de type 1. Cependant si FGF1 pourrait améliorer le contrôle glycémique dans le diabète de type 1, cela ne supprimera pas la nécessité d’injections d’insuline.

 

Source: Nature July 16 2014 doi:10.1038/nature13540 Endocrinization of FGF1 produces a neomorphic and potent insulin sensitizer

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