ALZHEIMER: Un cas sur 3 pourrait être évité – The Lancet Neurology

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De récentes études ont fait la lumière sur les vrais et faux facteurs de prévention ou de risque de maladie d’Alzheimer. Mais l’unanimité est déjà de mise sur les bénéfices de l’exercice physique, en particulier lorsqu’il est pratiqué régulièrement dès le milieu de la vie. L’exercice peut améliorer la circulation sanguine vers le cerveau, la sédentarité peut jouer pour 20 % du risque de développer la maladie d’Alzheimer. Cette nouvelle étude, présentée dans le Lancet Neurology va plus loin. Elle  » balaie  » les 7 facteurs de risque évitables, liés au mode de vie et régulièrement invoqués  dans le développement de la maladie. L’étude conclut, qu’en réduisant ces différents facteurs, un tiers des cas pourraient être évités.

 

7 facteurs de risque ont été examinés par les chercheurs du King’s College London : le diabète, le tabagisme, l’hypertension artérielle, le manque d’exercice, l’obésité, la dépression et le faible niveau d’éducation. Les troubles du sommeil n’ont pas été pris en compte. L’exercice modéré dès le milieu de la vie a déjà été associé à une diminution du risque de démence. C’est aussi le cas de l’exercice cérébral.  

 

Cette étude de modélisation a porté sur les données existantes d’association ou de corrélation des facteurs de risque et le développement de la maladie d’Alzheimer, puis par modélisation, les chercheurs ont prédit le nombre de cas d’Alzheimer qui pourraient être évités si ces facteurs de risque étaient réduits grâce à des changements de mode de vie. Cette prévision débute par le calcul de

la fraction étiologique du risque (population attributable risk : PAR), c’est-à-dire la proportion de cas de la maladie dans une population donnée, attribuable au facteur de risque. Les chercheurs ont ensuite fait des projections sur le nombre de cas d’Alzheimer en 2050 puis les mêmes projections mais avec des réductions pour chaque risque, de 10% ou 20% par décennie et jusqu’en 2050, pour estimer enfin combien de cas pourraient être évités. Leur modélisation a tenu compte des associations entre les facteurs de risque par exemple entre l’obésité et l’hypertension artérielle. Les principales conclusions sont les suivantes :

·         L’inactivité physique pèse le plus dans le risque global : Ce facteur obtient le  » PAR  » le plus élevé. Ainsi pour le Royaume-Uni, l’inactivité physique est susceptible d’être corrélée à plus de 20% des cas d’Alzheimer.

·         Viennent ensuite,

         le niveau d’études : PAR : 12%

         tabagisme: 11%

         Le diabète, l’hypertension et l’obésité à la quarantaine, la dépression : PAR de 1,9% à 8,3%.

·         En combinant les 7 facteurs de risque étudiés, le PAR est d’environ 30 %, ce qui signifie en clair que 30% du risque d’Alzheimer sont liés à une combinaison de ces 7 facteurs de risque modifiables.

Concrètement, environ un tiers des cas d’Alzheimer dans le monde seraient attribuable à ces facteurs de risque modifiables. La conclusion va de soi : Un meilleur accès à l’éducation et une meilleure prévention, à la quarantaine, contre l’inactivité physique, le tabagisme, l’hypertension et la dépression permettraient d’éviter un très grand nombre de cas.

 

Source: The Lancet Neurology July 13 2014 doi:10.1016/S1474-4422(14)70136-X Potential for primary prevention of Alzheimer’s disease: an analysis of population-based data

Lire aussi: ALZHEIMER: Vrais et faux facteurs de risque

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