Ça vaut le Diet’Tours – Etudiants 2ème année Diététique IUT Tours

SHARE :

Commencez sans plus tarder

Que l’on ne s’y trompe pas : l’enjeu même de ce mensuel est de susciter le plaisir gourmand, la convivialité et le partage. L’année 2013-2014 nourrira chaque mois vos esprits et vos estomacs, d’actualités scientifiques, de bon plans et de recettes appétissantes.

Au menu ce mois-ci, 

focus sur les boissons dites énergisantes : l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation (Anses) évalue les risques liés à leur consommation. Ces boissons ne nous donneraient-elles pas que des ailes ?

Les Jack O’lantern d’Halloween signent la fin du mois d’octobre, mais nous n’en avons pas fini avec les cucurbitacées ! Il est temps de se réconcilier avec les courges…

 

Découverte en 1987, les « Boissons dites énergisantes » (BDE) ne sont commercialisées que tardivement en France (2008). Consensus non partagé avec l’Anses qui publie en septembre 2013 un rapport sur les BDE. Faisant suite, un amendement est proposé en octobre 2013 par les députés français. Il s’agit d’une taxe d’un euro par litre sur les boissons contenant de la caféine et de la taurine, elle sera effective à partir du 1er Janvier 2014. Explication en quelques lignes :

Depuis 2009 la vente de boissons dites « énergisantes » a augmenté de 30 %, en effet, 1/3 des français (adolescents et enfants inclus) en consomment au moins une fois par semaine.

Les BDE sont enrichies avec des substances d’ores et déjà apportées par une alimentation variée (caféine, taurine, glucuronolactone, vitamine B). Elles sont censées augmenter artificiellement les performances par une stimulation nerveuse, principalement grâce à la caféine.

Il y a, dans une canette de boisson énergisante 70 mg de caféine, ce qui représente 2 expressos ou 2 canettes de coca. La consommation de 2 cannettes de BDE provoque le dépassement du seuil de toxicité pour les vitamines B. Concernant la taurine (acide aminé) et le glucuronolactone (sucre) ces supplémentations à forte dose, sont inutiles car naturellement couvertes par notre alimentation.

Le cumul de caféine par les boissons quotidiennes et par les BDE provoque le dépassement du seuil habituel de caféine (> 6 expressos). Cet excès entraîne une conduite dopante : des troubles comportementaux et neurologiques comme la perturbation du sommeil, l’addiction, l’anxiété, et des risques cardiovasculaires.

Mais c’est le contexte de consommation qui constitue le réel danger des boissons énergisantes, 41% des consommateurs absorbent les BDE, au court d’une activité physique. L’amalgame est souvent fait avec les boissons énergétiques, conçues pour répondre aux exigences de l’organisme à l’effort, alors que les BDE n’y sont pas adaptées, quelque soit l’intensité de l’activité. Elles limitent les capacités sportives en déshydratant (la caféine est un puissant diurétique), et en élevant la température corporelle, la sudation accentue la déshydratation et augmente le rythme cardiaque. Bien que la performance sportive soit l’enjeu du marketing des BDE, ces boissons restent contre productives à la pratique sportive.

De plus, dans 16 % des circonstances, les BDE sont mélangées à l’alcool. Ce désastreux cocktail inhibe la sensation d’intoxication alcoolique, et induit une hausse de la consommation d’alcool. Chez les sujets génétiquement prédisposés, ce mélange entraîne un arrêt cardiaque (déjà 1 décès à l’heure actuelle). Prenez garde à l’accumulation des risques comme lors d’un cadre festif : danse + chaleur + mélange alcool et BDE = risque cardiovacsulaire accru.

Trois recommandations de l’Anses veillent à prévenir de telles situations :

  • Éviter la consommation de boissons énergisantes en association avec de l’alcool ou une activité physique,
  • Éviter la consommation de boissons énergisantes chez les sujets sensibles (exemple : les femmes enceintes),
  • Modérer la consommation de boissons caféinées.

Source : ANSES

 

Le chiffre du mois 

1,3 Milliards de tonnes, soit pratiquement le tiers des aliments produits chaque année dans le monde est perdu ou gaspillé. Ces pertes sont aussi source de gaspillage d’autres ressources comme l’eau ou l’énergie et de production de gaz à effet de serres. Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre n’est donc pas qu’un geste pour votre santé, il préserve également l’environnement.

 

Nos recettes de cucurbitacées  

Nos recettes vous ont refait découvrir les cucurbitacées , les reines du potager en Automne ! En effet, elles font partie des fruits les plus cultivés au monde, particulièrement à cette saison, et elles existent sous une centaine de variétés et ont la particularité de pouvoir se conserver longtemps (plusieurs mois).

Après la citrouille et la courge spaghetti, pourquoi ne pas essayer la courge butternut, pour son goût proche du beurre de noisette, ou le pâtisson, dont le goût se rapproche de l’artichaut. Enfin, à consommer salé ou sucré, le potimarron, tel une grosse figue orange, rappelle la châtaigne et peut être accompagné de cannelle, de gingembre ou de muscade…

 

Pour ajouter votre grain de seldiet-tours@univ-tours.fr

Cette newsletter vous est proposée ce mois-ci par : Julie, Lou, Mathilde, Pauline, Sandie, Stéphane et Yoann.

Merci à Bertrand Billault pour son aide au décollage de cette newsletter.

Source : Ça vaut le Diet’Tours – Newsletter n°1, novembre 2013, Etudiants 2ème année Diététique IUT Tours

 

Accédez à l’Espace Nutrition

Vous pouvez laisser une réponse, ou faire un rétrolien depuis votre site.

Laisser un commentaire

Powered by WordPress | Designed by: Free Web Space | Thanks to Highest CD Rates, Boat Insurance and UK Fiverr