OBÉSITÉ infantile: La garderie, un vrai facteur de risque ? – Journal of Pediatrics

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La question peut paraître déplacée, pourtant cette étude internationale, publiée dans l’édition du 8 novembre du Journal of Pediatrics montre un risque accru de 65% d’obésité chez les enfants gardés en structures d’accueil, en comparaison d’enfants pris en charge par un parent.

Ces chercheurs d’institutions de recherche en Angleterre, Irlande, France et Canada ont mené leur étude de cohorte auprès de 1.649 enfants nés en 1997-98 au Québec, afin de déterminer l’existence ou non d’une association entre un mode de garde entre les âges de 1,5 à 4 ans et le surpoids ou l’obésité entre les âges de 4 et 10 ans. Les mères ont renseigné par questionnaire le mode de garde de leurs enfants âgés de 1,5, 2,5, 3,5 et 4 ans, et le nombre d’heures par semaine. Un mode de garde était pris en compte au-delà de 10 heures ou plus par semaine. Enfin, l’IMC et le poids des enfants ont été relevés à  4, 6, 7, 8 et 10 ans.

Après ajustement avec les facteurs de confusion, les chercheurs constatent que:

-         Les enfants gardés à l’extérieur ont un risque accru de 65% d’être en surpoids ou obèses, vs les enfants pris en charge par un parent ou gardés à l’extérieur moins de 10 heures par semaine (OR : 1,65, IC : 95% de 1,13 à 2,41),

-         être gardé par un parent autre que son père ou sa mère est associé à un risque légèrement accru mais non significatif d’obésité,

-         aucune association n’est relevée entre une garde par nounou ou baby-sitter et le risque de surpoids ou d’obésité de l’enfant, au cours des six années de suivi,

-         chaque « tranche » de 5 heures par semaine, passée en garderie, est associée à une augmentation de risque de surpoids ou d’obésité dans l’enfance de 9%.

 

L’obésité infantile est plus fréquemment observée chez des enfants gardés à l’extérieur, concluent les auteurs. Mais, en fin de compte, cette étude soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Car si elle démontre l’association, elle ne prouve pas le lien de cause à effet et n’explique pas pourquoi un mode de garde est associé à un gain de poids. Les chercheurs supposent que certaines structures d’accueil pourraient avoir des pratiques « obésogène » ou, en tous cas des différences en ce qui concerne la nutrition et l’activité physique. En conclusion, ce qui reste important c’est un régime alimentaire diversifié et une activité physique régulière pour tous les enfants, quel que soit leur mode de garde.

Source: The Journal of Pediatrics doi:10.1016/j.jpeds.2012.09.026 online November 8 2012 Childcare and Overweight or Obesity over 10 Years of Follow-Up (Visuel © DURIS Guillaume – Fotolia.com)

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