GRIPPE AVIAIRE H5N1: Un virus bien moins létal que prévu? – Science

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Venant contredire l’avis de l’American Society for Microbiology publié dans sa revue Mbio, du 24 février, qui alerte sur la dangerosité du virus H5N1 et son taux de mortalité probablement élevé et celui du Dr Paul Keim, président de l’Agence de Biosécurité américaine (NSABB) qui alerte, le 2 février dans les revues Science et Nature, sur le risque d’une ampleur exceptionnelle à publier les études sur le supervirus H5N1, cette nouvelle étude, publiée également dans Science explique que le virus H5N1 serait probablement bien moins « létal » que prévu.

Beaucoup plus de gens ont probablement été confrontés et infectés par le virus H5N1 que ce qui a été rapporté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), expliquent les Drs Taia Wang, M.K. Parides et P. Palese du Mount Sinai School of Medicine à New York.

Car la prévalence de la grippe aviaire de type A/H5N1 chez les humains n’a pas été définitivement déterminée. Le nombre des cas d’infection à H5N1 recensés chez les humains et confirmés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) reste inférieur à 600 (Voir tableau OMS au 25 février 2012-ci-contre), avec un taux de mortalité global supérieur à 50%.

Les chercheurs émettent donc l’hypothèse que les critères stricts pour la confirmation d’un cas humain de H5N1 par l’OMS ne tiennent pas compte de la majorité des infections et que les cas confirmés par l’OMS sont des cas à hospitalisation avec plus de risque d’être sévères et d’entraîner des données cliniques alarmantes.

 

Leur méta-analyse de 20 études publiées qui avaient porté sur l’analyse du sérum sanguin de plus de 140.000 personnes du monde entier, montre qu’1 à 2%,  soit 12.500 participants ont montré une séro-évidence de l’infection à H5N1. Selon les chercheurs, ces nouveaux cas représentent des infections légères ou subcliniques qui ne correspondent pas aux critères stricts de l’OMS de confirmation de l’infection par le H5N1. Les chercheurs suggèrent que le taux de mortalité actuel de 50 à 90% fondé sur les critères de l’OMS est probablement surestimé.

Les chercheurs relèvent que les personnes qui possédaient de faibles quantités d’anticorps contre H5N1 ne présentaient souvent aucun symptôme de type grippal. Ce qui les laisse penser que les critères retenus par l’OMS pour l’infection par le H5N1 ne tiennent pas compte de la majorité des infections mais seulement des cas les plus graves. Les chercheurs proposent qu’une approche standardisée à grande échelle soit entreprise pour déterminer le vrai taux d’infection par le H5N1 dans le monde, et donc le vrai taux de mortalité lié au virus.

Source: Science DOI: 10.1126/science.1218888 « Seroevidence for H5N1 Influenza Infections in Humans: Meta-Analysis American Society for Microbiology Mbios The H5N1 Manuscript Redaction Controversy et Opinion: H5N1 Flu Is Just as Dangerous as Feared, Now Requires Action, Science (AAAS) Flu Experts—And One Ethicist—Debate Controversial H5N1 et WHO Meeting of Flu Experts Calls for Full Publication of Controversial H5N1 Papers OMS et WHO statement on new H5N1 influenza research NSABB (Visuels CDC)

Lire aussi : Recherches H5N1: Le virus est dangereux, il faut agir, alertent les Microbiologistes

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