CANCER COLORECTAL: Mars, mois bleu et nouveau test – InCa

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Second cancer le plus mortel en France, avec 17.000 décès chaque année, le cancer colorectal mérite son mois bleu, de sensibilisation au dépistage, avec cette année, une nouvelle stratégie de dépistage par test immunologique par prélèvement unique. Réalisation plus simple de nature à renforcer la participation encore insuffisante au dépistage, meilleure fiabilité, lecture automatisée permettant de renforcer l’assurance qualité, ce nouveau mode de dépistage constitue la grande nouveauté de ce 5è mois bleu. 17 millions de Français entre 50 et 74 ans sont concernés.

Troisième cancer le plus fréquent chez l’homme (21 500 cas), après celui de la prostate et du poumon et deuxième chez la femme (19 000 cas) après celui du sein, le cancer colorectal fait depuis 2009 l’objet d’un programme de dépistage organisé qui vise à en réduire la mortalité.

Face à ce cancer, le dépistage constitue l’un des moyens d’agir les plus efficaces en permettant de  diminuer la mortalité de 15 à 20 %, et de préserver au mieux la qualité de vie des patients grâce à des traitements toujours plus précoces.  Le programme national de dépistage organisé du cancer s’adresse, depuis 2009, aux hommes et femmes âgées de 50 à 74 ans, invités tous les 2 ans à réaliser un test de recherche de sang dans les selles, puis une coloscopie en cas de résultat positif. Aujourd’hui, la participation au dépistage reste très insuffisante, avec seulement un tiers de la population-cible qui participe et de fortes disparités régionales dans les taux de participation.

Vers le prélèvement unique : Les nouveaux tests immunologiques qui reposent sur la détection de la présence d’hémoglobine humaine dans les selles vont permettre de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d’adénomes avancés que le test actuel avec cependant un nombre de coloscopies au moins 2 fois plus important. Plus sensibles, mieux reproductibles, à lecture automatisés, ils vont permettre une détection plus sûre et plus précoce d’où une prise en charge thérapeutique plus précoce, donc plus efficace, à partir d’un prélèvement unique de selles. Informer et mobiliser : un dispositif national et de proximité.

Le rôle primordial du médecin traitant : Le médecin traitant qui propose la stratégie adaptée au niveau de risque de chaque individu et remet le cas échéant le test qui se fait à domicile, a un rôle déterminant. C’est lui qui explique les modalités de réalisation du test et les conséquences en cas de positivité. Avec ce nouveau test de réalisation plus simple, les médecins généralistes devraient pouvoir convaincre plus facilement leurs patients. La campagne nationale d’information et de communication de ce mois bleu repose donc sur la nécessité dialogue patient-médecin sur ce dépistage. Ces actions seront particulièrement ciblées sur les personnes en situation de vulnérabilité sociale, plus éloignées du parcours de soin.

Source : INCa

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Un commentaire pour l'article “CANCER COLORECTAL: Mars, mois bleu et nouveau test – InCa”

  1. Cette avancée dans le domaine du dépistage du cancer colorectal est certainement un pas dans le bon sens mais il reste qu’il faut mettre le point sur la sensibilisation des personnes à risques (+de 50 ans, antécédents familiaux…) et améliorer la participation aux campagnes de dépistage en masse.

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