OPTIMISME et ESTIME de SOI: Déjà dans notre patrimoine génétique? – PNAS

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Pourquoi certaines personnes peuvent-elles traverser des moments difficiles avec peu de peine ou de difficultés alors que d’autres s’effondrent dans les mêmes circonstances? Cette étude financée par les National Institute on Aging (NIA), la National Science Foundation et publiée dans les Comptes-rendus de l’Académie des sciences américaine (PNAS) suggère que la réponse réside, au moins en partie, dans nos gènes.

Les scientifiques savent depuis longtemps que les personnes ayant certaines caractéristiques ou ressources psychologiques peuvent mieux faire face aux situations difficiles. Trois de ces capacités psychologiques ont été plus largement étudiées, il s’agit de l’optimisme, l’estime et la maîtrise de soi. Ces trois ressources sont des facteurs connus de résistance à la dépression. Parce que ces ressources psychologiques sont plutôt communes dans des familles entières, les scientifiques ont voulu vérifier qu’elles pouvaient être liées à une composante génétique. Des études antérieures ont d’ailleurs identifié des preuves que des variations du gène OXTR pourraient être liées au stress et à d’autres caractéristiques psychologiques. Le gène OXTR code pour le récepteur de l’ocytocine, une hormone qui contribue à l’émotion positive et à la sociabilité.

Les Drs. Shelley E. Taylor et Shimon Saphire-Bernstein de l’Université de Californie ont cherché à déterminer si ces variations d’OXTR pourraient également contribuer à l’optimisme, l’estime et la maîtrise de soi. Les scientifiques ont demandé à 326 volontaires de remplir un questionnaire qui mesurait ces 3 ressources psychologiques et ont également évalué leurs éventuels symptômes de dépression. Les chercheurs ont analysé l’ADN de la salive des participants pour identifier ces variations dans le gène OXTR.

Les chercheurs constatent que les personnes qui ont 1 ou 2 copies du gène OXTR avec une variante (allèle) « A » à un endroit particulier ont tendance à avoir plus de mesures psychologiques négatives que celles avec 2 copies de la lettre «G». Les gens avec un allèle A sont moins optimistes, ont moins d’estime de soi et de maîtrise que les gens avec 2 allèles G. En outre, l’allèle A est liée à des niveaux plus élevés de symptômes dépressifs.

Ce sont les tout premiers résultats à prouver un lien direct entre des variations d’OXTR et nos ressources psychologiques, même si le gène lui-même est loin d’être le seul facteur influençant ces caractéristiques. Evidemment ces résultats impliquent une dose différente d’optimisme, d’estime et de maîtrise de soi entre hommes et femmes (Voir tableau) ou selon les ethnies.

Il y a beaucoup de place pour les facteurs environnementaux, aussi, précisent les auteurs.

Sources: PNAS September 6, 2011, doi: 10.1073/pnas.1113137108 « Oxytocin receptor gene (OXTR) is related to psychological resources” et NIH “Gene Linked to Optimism and Self-Esteem

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Un commentaire pour l'article “OPTIMISME et ESTIME de SOI: Déjà dans notre patrimoine génétique? – PNAS”

  1. Les facteurs génétiques sont intéressants. J’espère qu’un jour on pourrait contrôler cela d’une façon. Mais, à mon avis les facteurs sociaux sont plus importants et aussi la personnalité de chacun et chacune.

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